Une jeune fille perdue dans le noir…

Une journée de vendredi, où le ciel s’était assombrit et où la pluie se déversait, une jeune fille au visage triste et fermée se réveillait.

Cette jeune fille est hospitalisée, elle est atteinte d’anorexie, elle ne sait plus vraiment où la vie l’emmène…

Ce matin-là, une infirmière toqua à sa porte, et l’emmena se faire peser. La balance affichait deux kilos et demi de moins, la jeune fille s’en inquiétait beaucoup mais en elle somnolait une voie, une voie qui lui criait c’est bien tu as perdu. La jeune fille était perdue entre ces deux mondes, l’un ou l’attendait la vie, l’autre où guettait la maladie.

Plus tard, dans la matinée, elle se rendit chez le psychiatre qui la suivait…

Celui-ci, lui appris ce poids, il lui dit qu’il croyait en elle, qu’elle pouvait remonter la pente comme elle l’a déjà prouvé par le passé. Mais la voix qui occupait l’esprit de la jeune fille lui souffla que cela devait être faux, 2,500Kg en une semaine, c’était trop alors elle commença à douter. On lui disait de faire confiance à l’équipe soignante mais comment le pouvait-elle ? Elle était prisonnière de ces deux mondes, et s’enfonçait chaque jour un peu plus. Le médecin lui dit que si la semaine suivante elle n’avait pas repris de poids, il lui poserait une sonde naso-gastrique, qu’il soit lui changerait son anti-dépresseur soit le lui ferait passer par perfusion. La jeune fille avait les larmes aux yeux, elle se sentait si nulle, le médecin la rassura quelque peu et la jeune fille s’en alla.

Ce rendez-vous devait lui servir d’électrochoc mais la jeune fille ne retenu que le poids qu’elle avait perdu, elle se regarda tristement dans le miroir et vit une fille grosse, une fille affreuse… Elle se mit à pleurer…

Le repas de midi était arrivé, il se composait d’en entrée de deux bouts de tomate et de deux bouts de brocolis vinaigrées, ensuite il y avait du poisson, de l’aïoli, une pomme de terre et des légumes, puis un fromage blanc au goût de fraise et d’une part de tarte ainsi que d’un petit pain.

La jeune fille regarda tout ça et pleura, elle angoissa. Elle n’appela personne, elle resta toute discrète, mangea son entrée et jeta le reste. C’était trop pour elle, elle avait l’impression d’avoir trop mangé.

L’après-midi suivit, elle essaya de travailler mais son cerveau la lâchait, impossible de se concentrer, elle se sentit nulle une fois de plus…. Elle avait du mal à tenir debout, du mal à tenir assise, tant les vertiges étaient présents.

Elle s’allongea dans son lit et se posa de nombreuses questions, comment pouvait-elle remonter la pente ? Même les légumes lui faisaient peur dorénavant. Elle était couchée, épuisée mais elle n’arrivait pas à dormir tant la maladie la traquait, alors elle se leva comme elle put, s’assit sur sa chaise devant son bureau et écrivit, les larmes lui coulaient sur les joues…

Me voilà, assise là, devant mon ordinateur, je suis incapable de réfléchir convenablement, je suis perdue… J’ai écrit ces quelques lignes pour me libérer. J’ai tellement peur…. Autour de moi n’est présente que l’obscurité, je n’y arrive plus, j’ai peur, froid, ma famille, mes amis me manquent mais moi je suis là et je n’y arrive pas. Je ne veux pas la sonde mais je n’arrive plus à m’alimenter…

Tout le monde autour de moi s’inquiète, me dit que je suis forte, que je vais y arriver, ils sont si gentils avec moi. Je ne veux pas les décevoir, mais je perds espoir. Je voudrais tant retrouver ma joie, un semblant de vie, une motivation, une lueur d’espoir…. Mais la maladie est la et prend pour ainsi dire 99% de la place et je suis seule avec elle….

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Photo de Public Domain Pictures sur Pexels.com

2 commentaires sur “Une jeune fille perdue dans le noir…

  1. Bonsoir Justine,
    Je suis émue en te lisant.
    Je me suis permise de lire ton texte à voix haute à mon mari Jean Luc qui est en ce moment même en train de te répondre.

    Je ressens ta détresse et aussi ta volonté d’avancer, de te battre et de vivre.

    Je te souhaite de trouver en chaque jour un petit bonheur…pour rayonner a l’intérieur.

    Tu es une battante, la vie ne te fais pas de cadeaux et tu avances jour après jour contre cette maladie.

    Souviens toi de ce dernier petit bonheur, peut être un beau texte,, un joli dessin, une complicité retrouvée avec ta maman, un mot doux de ton papa et savoure le, garde le en mémoire pour passer ce moment difficile.

    Je t’embrasse

    Aimé par 1 personne

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